A pleines mains

Vient la nuit où le ciel se couche sur la plaine
Et la couvre sans bruit de sa blancheur féconde
Elle prend sous ses mains sa forme douce et ronde
Qui bombe à la clarté d’une lune haute et pleine

Fatigué par le jour que le soleil innonde
L’hiver s’agrippe encore ainsi qu’une mitaine
Crispée dessus la terre en une étreinte vaine
Et se retire enfin sous les neiges qui fondent

Gorgée de vie nouvelle engourdie par l’effort
D’un amant inconnu donné jusqu’à la mort
La campagne respire et s’étire en tout sens

Lui déjà est parti sans plus de consistance
Qu’un songe d’une nuit qu’un dernier vent du nord
Emportant avec lui les souvenirs du corps

  • > A pleines mains 5 mars 2003 02:04, par Ash

    joli ;o)

    Merci

  • > A pleines mains 11 mars 2003 23:29, par Lapin Blanc (Bruno D.)

    Dans le même genre (bien qu’à ma façon, loin des rimes et des modèles du genre - Que tu as très bien trouvé et rénnové d’ailleurs. J’aime beaucoup ton texte rythmé, coloré, imagé. Respirant et coulant. En toute modestie donc, ce vieux texte retrouvé aprés lecture du tien : )

    J’aurais aimé te chanter le frou-frou
    languissant des feuilles mortes d’automne,

    Arrachées brutalement à leur sommeil hivernal,

    Par le vent du midi,

    Ce frère,

    Qui chante à la terre

    Le retour du printemps.

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