
On pourrait penser que l’Afrique du Sud, avec ses onze langues officielles, dépenserait beaucoup en traduction. Ce n’est pas vraiment le cas, les traducteurs étant souvent relégués au rang de secrétaires dans les sociétés.
N’importe qui en Afrique du Sud peut se dire traducteur, il n’existe pas de registre central des traducteurs, vous n’aurez besoin d’aucun diplôme ni certification, il n’y a pas de code de conduite : le Far West.
Il existe néanmoins une association des traducteurs sud-africains, le SATI, où l’on peut s’inscrire à des coûts dérisoires. L’association permet aussi de passer un test pour être certifié auprès des cours de justice du pays.
A LA FRENCH : des traductions de qualité...
En 2007, j’ai décidé de m’associer avec deux traductrices afin de monter un site web d’agence de traduction de l’anglais vers le français et vice versa. J’ai découvert ce milieu et nous nous sommes rapidement rendus compte qu’en proposant des services de qualité, la demande suivrait. Ainsi, depuis 2008, nous avons mis en place une procédure de relecture des traductions. La qualité augmente, les clients sont contents car ils reçoivent des traductions qui ne "sentent" pas la traduction, et se passent le mot, le bouche à oreille fonctionne depuis très correctement.
...à prix cassés
La monnaie sud-africaine s’étant écroulée depuis 5 ans, passant de 7 rands pour un euro en 2004 à 13 rands pour un euro en 2009, A LA FRENCH est devenu par ce biais très compétitive sur le marché international. Nous avons donc commencé à prospecter avec succès auprès de l’ONU, pour qui nous avons notamment traduit des documents pour l’UNICEF.
En 2009, les tarifs de la traduction chez A LA FRENCH sont de 0,9 rand par mot pour nos clients sud-africains et de 0,08 euros par mot pour les clients étrangers. A ce tarif, nous sommes particulièrement compétitifs, du niveau des tarifs qu prennent les traducteurs freelance en agence. Il faut savoir que les agences européennes prennet 0,1 à 0,3 euro du mot.
...pour des clients prestigieux
De nombreuses entreprises internationales s’installent en Afrique du Sud pour aller prospecter en Afrique francophone. Il peut s’agir d’entreprises minières, d’agences de com’, mais aussi de nombreuses organisations non gouvernementales qui souhaitent traduire leurs brochures et contrats.
Lancement d’une branche en Australie et Nouvelle Zélande
Une de nos traductrice a déménagé en Nouvelle Zélande, nous en avons donc profité pour lancer une agence sur ce créneau. Pour l’instant les résultats se font attendre, mais nous savons parfaitement que cela prend du temps de créer une clientèle. Les tarifs pratiqués en Australie par les agences sont tout simplement incroyables : au minimu 0,30AUD soit près de 3 rands du mot ! La raison vient probablement du fait que le dollar australien s’est renforcé par rapport au dollar US, et que 0,30AUD valaient 0,15 USD il y a de cela quelques années, soit un tarif correct. Désormais, le tarif est extrêmement élevé, mais l’Australie protège son marché en obligeant les traducteurs à être certifié NAATI, notre traductrice a donc passé (avec succès !) cette certification pour pouvoir xercer en Australie.
Une agence de traduction offshore
Le business model consistera de plus en plus à trouver des clients européens pour faire traduire des traducteurs sud-africains ou français en Afrique du Sud, à des prix défiant toute conccurrence évidement. Petit à petit, cette entreprise prend de l’ampleur en se basant sur la qualité des traductions et des tarifs accessibles.

