2005 a été une année charnière pour le monde des casinos en lignes. Le marché continue de croître à un rythme extrêment soutenu. Des gagnants ont gagné des millions d’euros grâce à des jackpots progressifs mirobolants sur les machines à sous. Les salons de poker voient tous les jours de plus en plus de joueurs et proposent des tournois toujours mieux dotés (100 millions de dollars sur Titan Poker par exemple !). Une bonne année pour l’industrie, donc, et voici quelques coups de projecteurs pour détecter les tendances, sans ordre particulier.
1.Les casinos en lignes ont prouvé qu’ils savaient donner. L’année 2005 a débuté avec une tragédie majeure, le tsunami en Indonésie, en Thailand, et au Sri Lanka qui a pris tant de vies le 26 décembre 2004. La plupart des salles de poker et des casinos ont réagi immédiatement en contribuant largement aux donations, ou ont créé des tournois dont les bénéfices sont allés à des ONG. Néanmoins, on peut se demander si ces actions ne sont pas une manière de coller une image ’citoyenne’ à cette industrie sulfureuse. Le même genre d’actions a eu lieu lors des ouragans Katrina, Rita et Wilma.
2.L’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) avance sur le dossier de la légalisation de l’industrie des casinos en lignes. Ce dossier a commencé en mars 2003 lorsque Antigua et Barbuda a demandé un arbitrage sur la prohibition aux Etats-Unis des casinos en lignes. Durant l’été 2005, l’OMC a donné aux Etats Unis jusqu’à avril 2006 pour mettre leurs lois sur les paris et casinos en lignes en ordre. Selon l’OMC, les lois américaines actuelles ne sont pas faites pour protéger les citoyens américains mais pour empêcher toute concurrence venant de l’étranger. 48 états sur 50 autorisent les casinos sur leurs territoires. Mais cette injonction risque bien de rester lettre morte... ce qui nous amène au...
3....sénateur républicain de l’Arizona, Jon Kyl. Je suis imprésionnée par sa persévérance, il ne s’arrêtera donc jamais ! En 2005 il a encore essayé d’introduire une loi pour détruire l’industrie des casinos en lignes, en rendant illégal pour tout système bancaire américain le dépôt d’argent sur les casinos internet, les salles de poker, ou sur des paris sportifs. Sachant que la plupart des cartes de crédit américaines interdisent déjà ce genre de dépôt, c’est pour cette raison que Neteller est aussi populaire (entreprise localisée en dehors des Etats Unis). C’était sa 8ème tentative de faire passer une sorte de loi anti-casinos en lignes et son 8ème ratage : un veto a été déposé par un démocrate anonyme.
4. Le député du Dakota du Nord, Jim Kasper, échoue lui aussi. Jim Kasper essaie de faire de son état le premier état légaliser et réguler les salles de poker en ligne. La loi a passé la chambre des député, mais celle des sénateur. Néanmoins, il a apparement un nouveau plan, qui serait de faire voter cette loi via une énorme pétition. A suivre, donc...
5. PartyGaming attire l’attention du monde financier. En juin 2005 Partygaming a créé un séisme à la bourse de Londres en faisant la plus grosse plus-value depuis 5 ans. Même le New York Times a écrit des articles sur la viabilité financière de cette industrie, alors que personne n’est vraiment sur si les américains ont le droit ou pas d’investir dans cette industrie.
6. L’industrie se concentre. Les plus grosses compagnies avalent les petites, les achetant ou les axphyxiant. C’est le début de la consolidation de cette industrie et le début de la stabilité, alors que les casinos pirates se font black lister. Les joueurs sont plus éduqués, suivent le label eCOGRA, et ne vont plus sur des casinos qui ne sont pas sécurisés et honnetes.
Commentaires
Aucun commentaireAjouter un commentaire