Right 2 Bet : Les joueurs de casino en ligne se rebellent

La loi d’ouverture des jeux d’argent et de hasard en ligne débattu à l’Assemblée au moins d’octobre signe la fin du monopole de quelques opérateurs historiques, à savoir la FDP et le PMU, introduit de nouveaux opérateurs et renforcerait la lutte contre les jeux d’argent illégaux.

Cependant, de nombreux amendements approuvés par les parlementaires français sont clairement discriminatoires à l’encontre des opérateurs européens : seuls le poker et les paris sportifs vont être autorisés, les taux de redistribution au poker ne sont pas réalistes. Contraires au droit européen, ils représentent une vraie régression pour le consommateur en l’empêchant d’avoir accès aux offres des différents opérateurs européens. En effet, le droit européen vous permet d’acheter vos livres et DVD sur amazon.co.uk (Royaume-Uni), sur amazon.com (US), mais l’Etat Français souhaite empêcher les joueurs Français d’aller jouer sur des sites de casino ou poker en ligne qui n’auraient pas la licence livrée par l’Etat. Ajoutez à cela des mesures anti-concurrentielles envers les nouveaux opérateurs, notamment la remise à zéro des bases de données de joueurs pour les nouveaux entrants sur le marché, tandis que la FDJ et le PMU continuent de faire des publicités allègrement sur le net...

Mais que fait l’Etat ? Arjel : vous allez faire des merveilles

L’Etat Français met en place une autorité en charge de la régulation des jeux. Encore peu claire, cette entité "gendarme" a néanmoins déjà un petit nom, l’Arjel, l’Autorité de Régulation des JEux en Ligne. Cette entité mettra en place le cahier des charges auquel devront répondre les nouveaux opérateurs entrant sur le marché pour obtenir une licence qui devrait durer 5 ans. Les opérateurs devront provenir de l’espace communautaire européen, les opérateurs actuellement à Chypre, Malte ou Gibraltar seront donc autorisés. Une partie de la mission de l’Arjel sera de chasser les sites dits "illéguaux", je me demande bien comment ils vont faire pour nous faire croire que jouer sur un site avec licence (dit "légal") est mieux que jouer avec un site sans licence (considéré donc comme "illégal").

Faites entendre votre voix, pour que cesse la plaisanterie

Rendez-vous sur le site www.right2bet.fr où vous pourrez signer une pétition pour que les citoyens de l’UE puissent parier librement, quel que soit leur état membre de résidence, quel que soit le jeu. Les organisateurs de la pétition comptent atteindre un million de signatures pour, en vertu du traité de Lisbonne, pouvoir présenter leurs requêtes à la Commission Européenne. Voici la lettre de Right 2 Bet, à laquelle oweïa apporte son soutien :

" Par la présente, je déclare mon soutien à right2bet et a leur revendication, que tous les citoyens de l’UE aient le droit de choisir le fournisseur de paris en ligne accrédité par l’UE qu’ils souhaitent utiliser, quel que soit l’État membre depuis lequel ce dernier opère.

Je soussigné, souhaite attirer votre attention sur les faits suivants :

- Je revendique le droit d’utiliser Internet pour parier sans être limité par les frontières des États membres de l’UE.

- Je revendique le droit d’utiliser des sites web d’opérateurs de paris en ligne accrédités par l’UE qui me permettent de m’amuser davantage et m’offrent de meilleures cotes et de meilleurs jeux.

- Je ne veux pas être obligé de quitter l’UE pour utiliser des sites qui ne sont peut-être pas accrédités et dont je ne sais rien de l’origine.

- Je veux prendre des mesures fermes contre les gouvernements des États membres qui ne nous (moi et les autres citoyens de l’UE) permettront pas d’exercer cette liberté.

- Je veux être sûr que le jeu responsable sera encouragé. Je veux être sûr que mes enfants n’auront pas accès à ces sites.

- Je veux que la Commission prenne des mesures à l’encontre des États membres qui ne me permettent pas de parier avec des opérateurs accrédités par l’UE respectant les normes les plus élevées de protection des consommateurs et des enfants, de jeu responsable socialement et de prévention contre le crime.

- Je veux que vous preniez des mesures pour supprimer les barrières existantes empêchant les consommateurs de l’UE d’exercer leurs droits d’acheter des services en ligne indépendamment des frontières des États membres de l’UE."