Le 2 février 2012, à l’initiative de l’association Chambé-Carnet et dans le cadre des rencontres "Je dis web", Kevin Richard (alias 512Banque) a présenté sa conférence intitulée "méthodes avancées du référencement naturel".

Cette conférence de Kevin Richard s’adressait à un public assez hétéroclite : des étudiants, des développeurs, des affiliés, des webmarketers, des domaineurs et même des... référenceurs ! Du coup, la présentation a été très didactique, pour ne pas perdre les néophytes, mais est tout de même restée d’un bon niveau, en présentant les bonnes pratiques et en tordant le cou à celles d’un autre âge...
La pyramide SEO est excellente pour cadrer ce type de conférence, j’en ai d’ailleurs aussi proposé une version ici : le référencement pour les nuls.
L’architecture : Google est sourd, muet, et aveugle
Il faut faire avec et s’assurer qu’il puisse accéder au contenu et le lire. Ca veut dire pas de Flash, ou alors avoir une version dégradée, et hiérarchiser ses contenus selon les bonnes pratiques du W3C, sans être intégriste par rapport à celles-ci : 90% des pages du web ne sont pas aux normes.
//edit 5/2 : Suite à la remarque en commentaires, Kevin Richard avait en effet mis un bémol sur le fait que Google est aveugle, puisqu’il peut désormais afficher des copies d’écrans dans les pages de résultat.
Enfin, on a eu un petit aperçu de scrapebox et d’un footprint pour illustrer le fait que Google crawle et indexe aussi les pages vers lesquelles des annonces Adwords pointent, sans autre lien. Footprint : inurl:gclid site:votresite.com
Le contenu : intéressant et non dupliqué
Le SEO est du reverse engineering : il faut dérouler la pelote de l’algorithme de Google et s’inspirer des pages qui trustent les premières positions : Wikipedia, Amazon.
Google a notamment pour indicateur de page pertinente le taux de rebond et le temps passé sur la page. Ces données sont obtenues par la barre Google et le navigateur Chrome très probablement, pas par Google Analytics.
Par exemple Amazon propose du contenu unique, des pages produit longues et intéressantes, autorise les commentaires (c’est du contenu gratuit !).
Evitez le contenu dupliqué. Vrai problème pour les e-commercants qui ont des milliers de fiches produits aux caractéristiques similaires. Une solution d’automatisation pour les e-commercants aux produits de niche et ciblés : créer une interface de création de texte basés sur des critères. Exemple, pour un site de vélo, décrire les différents types de cadres, roues, usages, et cocher selon chaque vélo les critères pour générer automatiquement des textes spinnés... excellent !
Quant à la densité de mots clefs, c’est has been mademoiselle... !
Backlinks : Un profil de liens naturel
Pas de pénalités à moins d’être un gros bourrin lorsque l’on automatise la création de liens, par contre il est bon de garder un profil de liens qui ait l’air naturel :
Ancre optimisées, URL mortes : aux US, ils préconisent d’avoir deux tiers d’ancres non optimisées (URL, cliquez-ici, nom du site, etc.). Variez les ancres dans tous les cas, avoir des centaines d’ancres exactement optimisées sur votre page est un (mauvais) signal.
Achat de mots clefs : Google n’a pas à dire ce qui est bien ou mal, à vous d’être discrets et à voir si c’est rentable d’acheter (ou vendre...). Mon avis : Google vend bien des mots clefs...
Link baiting ou link ninja ? Entre ce que dit Google et la réalité pour réussir à se référencer, il y a différentes approches.
Chapeaux blancs et bérets noirs
Hélas, David Degrelle (agence 1ere Position) devait être présent mais a annulé sa participation, j’aurai bien voulu connaître son avis sur l’automatisation des tâches (Xrumer, Sick Submitter et imacros ont été mentionnés), le spinning, l’achat de liens, la sous-traitance du rédactionnel. Les SEO de 1ere position n’ont pas du tout réagi, j’aurai bien aimé avoir leurs réactions aussi, vu qu’ils sont de la chapelle des chapeaux blancs (allez un peu grisé quand même, non ?).
//edit : Aurélien, de 1ère Position, commente la conférence dans les commentaires de cet article, et David Degrelle explique sa position par rapport aux méthodes Black Hat.
Une question a été posée sur les risques de l’automatisation, si Kevin l’annonçait à ses clients : oui, il l’annonce, en les prévenant des risques éventuels.
Et les réseaux sociaux dans tout ça ?
Kevin observe que les articles très retwittés bénéficient d’un regain de popularité qui s’estompe dans le temps... apparement il n’est pas plus "fan" que ça de facebook, peu pertinent pour l’achat d’annonces notamment... ça se discute !
E-reputation : un nouvel axe de business pour les SEO
Kevin a abordé ce point qui est un enjeu majeur dès lors que l’on est confronté à des clients mécontents ou des concurrents peu scrupuleux. Avant d’engager des services coûteux et des procédures juridiques, la solution la plus simple est de gérer le contentieux directement avec le client, ça vous coûtera moins cher. Sinon, et bien il y a des solutions : nettoyer le web en cachant en seconde page les pages compromettantes, en boostant d’autres pages. Petit truc sournois, dans le cas d’un article de blog : pré-dater une autre version et utiliser le Digital Millenium Act... ma phrase ne veut pas dire grand chose... indice : consultez cet article sur les coucous.
Au passage, en parlant d’e-reputation, en première page de Google sur Kevin Richard :

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Edit 20/2 : Les slides de la présentation
Chambé Carnet a publié les slides de la conférence que voici ci-dessous. Le dernier slide notamment est intéressant car résume bien les idées passées pendant la conférence.
A voir sur le web
Kevin Richard :
Son agence SEO et e-reputation Cultivaref
son blog SEO Delicious Cadaver
Son fil twitter @512banque
Ses formations au référencement naturel : Le next level du SEO
L’interview par Chanbé-Carnet
Je dis web
des conférences sur le web à Chambéry
Buffet sur Chambéry
l’épicerie Savoies saveurs nous a proposé un buffet goûtu et typique pour clore cette conférence.
Allez voir aussi l’article de Keeg.







