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Stratégie & tactique de mises à la roulette

Stratégie & tactique de mises à la roulette

Albert Einstein est connu pour avoir dit « vous ne pouvez pas battre une roulette à moins de lui voler de l’argent ».

Néanmoins, les nombreux paris à somme égale dans la roulette ont incité de nombreux joueurs au fil des ans à tenter de battre le jeu en utilisant une ou plusieurs variations d’une stratégie de Martingale, selon laquelle le joueur double la mise après chaque perte, afin que le premier gain recouvre toutes les pertes précédentes, et permette un gain égal à la mise d’origine.

Comme le montre l’article sur les Martingales, cette stratégie de pari est en pratique fondamentalement imparfaite et la conséquence quasi universelle à long terme est une perte financière considérable. Une autre stratégie est le système Fibonacci, selon lequel les mises sont calculées en fonction de la séquence de Fibonacci. Sans considération de la progression particulière, aucune stratégie ne peut statistiquement vaincre l’avantage du casino.

Bien qu’il ne s’agisse pas d’une stratégie pour gagner de l’argent, le rédacteur en chef du Los Angeles Times Andrés Martinez a décrit une méthode de pari de la roulette agréable dans son livre sur Las Vegas intitulé « 24/7 ». Il l’appelle « dopey experiment ». L’idée est de diviser ses fonds destinés à la roulette en 35 unités. Cette unité est misée sur un numéro donné pendant 35 coups consécutifs. Donc, si le numéro sort durant ces coups, le joueur remporte son fonds d’origine et peut continuer à jouer avec l’argent de la maison. Cependant, la probabilité de gagner au cours des 35 coups (avec une roue à double zéro et 38 cases) n’est que de (1 − (37 / 38)35) * 100% = 60,68%.

On croit à tort que les numéros verts sont les « numéros de la maison » et qu’en misant dessus on « gagne l’avantage de la maison ». En fait, il est vrai que l’avantage de la maison vient de l’existence des ces numéros verts (un jeu sans numéros verts serait statistiquement équitable) ; cependant, ils n’ont ni plus ni moins de chance de sortir que n’importe quel autre numéro.

Des ingénieurs ont tenté à plusieurs reprises de vaincre l’avantage de la maison en prédisant la performance mécanique de la roue, notamment Joseph Jagger à Monte Carlo en 1873. Ces plans fonctionnent en déterminant les numéros où la balle présente le plus de probabilités de s’arrêter. Claude Shannon, un mathématicien et informaticien connu pour ses contributions à la théorie de l’information, a sans aucun doute construit en 1961 le premier ordinateur portable pouvant le faire.

Pour essayer d’empêcher des exploits du genre, les casinos contrôlent la performance de leurs roues, et les rééquilibrent et réalignent régulièrement afin de s’assurer que les résultats des tours sont aussi aléatoires que possible.

Plus récemment, Thomas Bass, dans son livre The Eudaemonic Pie 1991 (publié sous le titre de The Newtonian Casino en Angleterre) a prétendu pouvoir prédire la performance de la roue en temps réel. Le livre décrit les exploits d’un groupe de pirates informatiques, qui se sont appelés les Eudaemons, et qui à la fin des années 70 ont utilisé des ordinateurs cachés dans leurs chaussures pour gagner à la roulette en prédisant où la balle allait s’immobiliser.

Dans les années 30, certains joueurs professionnels pouvaient constamment gagner un avantage à la roulette en recherchant les roues faussées (facile à repérer à l’époque) et en pariant à l’opposé des mises les plus importantes.

Au début des années 90, Gonzalo Garcia-Pelayo a utilisé un ordinateur pour modéliser les tendances des roues de roulettes au Casino de Madrid, en Espagne. En misant sur les numéros les plus probables, avec des membres de sa famille, il a réussi à gagner plus d’un million de euros sur plusieurs années. Un tribunal a statué en sa faveur lorsque la légalité de sa stratégie a été remise en question par le casino.

En 2004, il a été rapporté qu’un groupe de deux Serbes et d’une Hongroise à Londres ont utilisé un scanner caché dans un téléphone portable relié à un ordinateur pour prévoir le secteur de la roue où la balle avait le plus de chance de s’arrêter. Ils ont été arrêtés, puis libérés sans accusation car il n’y avait aucune preuve qu’ils avaient techniquement interféré avec l’équipement du casino.

Ne parier que sur le rouge

Une stratégie concevable serait de parier sur le rouge pendant un certain nombre de tours, par exemple, 38.

Il y a 18 cases rouges sur un tableau de roulette sur 38 cases au total. En divisant 18 par 38, on obtient la probabilité que le rouge sorte, à savoir 47,37%. Cette probabilité peut être utilisée dans une distribution binomiale et transformée en distribution normale standard approximative.

Cette opération indique que si l’on tournait 38 fois la roue, la probabilité que la balle s’arrête sur le rouge au moins 10 fois est de 99%. La probabilité, sur 38 coups, que la balle s’arrête sur le rouge au moins 15 fois est de 83%. Sur 38 tours, il y a 50% de chance que 18 rouges sortiront.

Cependant, le point critique est de 19 coups, puisque le pari sur le rouge est de 1/1, et que la probabilité que 19 rouges sortent sur 38 coups n’est que de 37%. Cela montre la difficulté à gagner en ne misant que sur le rouge.

Les résultats se produisent car, comme l’indique l’équation 18 divisé par 38 égal 47,37%, la balle atterrira sur le rouge moins d’une fois sur deux. Ce pourcentage appliqué aux distributions binomiale et normale standard engendre le grand fossé en termes de probabilité entre 18 tours rouges et 19 tours rouges sur 38. Il est très peu probable pour quiconque d’obtenir plus de 18 tours rouge sur 38 tours.

Parier plusieurs fois

Ce type de pari est une combinaison du pari rouge et du système de martingale. La différence est que ce pari inclut aussi les numéros impairs. Cette stratégie commence par un pari de 1 sur le rouge et sur les numéros impairs (ou vous pouvez parier sur le noir et sur les pairs). Chaque pari est traité séparément. Lorsqu’une mise est perdue, elle est doublée. Lorsqu’un pari est gagné, il est réinitialisé à 1. La raison pour laquelle cette technique permet au joueur de rester si longtemps dans le jeu est qu’il y a presque 25% de chance de gagner à la fois sur le rouge et sur l’impair et qu’il y a presque 50% de chance d’être à égalité (gagner un pari et perdre l’autre). Bien sûr, pour que cette méthode dure, le joueur a besoin d’une source d’argent illimitée… ! En réalité, cette méthode a l’effet inverse lorsque le joueur ne peut plus parier et perd. La perte que cela entraîne est probablement des centaines de fois supérieures à la perte subie au début. Aussi, à long terme, parce que la maison a toujours un avantage, le joueur perdra de l’argent tout comme avec tous les autres jeux de casinos imbattables.

Utiliser le pari de douzaine

Il existe deux versions de ce système, les paris de douzaine simples et les paris de douzaine doubles. Dans la version du pari de douzaine simple, le joueur utilise une liste de mise augmentant progressivement commençant au minimum du tableau du casino et allant jusqu’au maximum du tableau. L’objectif est ici d’utiliser un pari de douzaine simple pour gagner avant que la liste de mise ne s’achève. De nombreuses techniques sont employées comme : parier que la même douzaine sorte après deux apparitions consécutives, parier sur la douzaine qui est apparue le plus aux cours des 15, 9 ou 5 derniers coups, parier que la douzaine qui, après une longue absence de 7 tours ou plus, apparaît pour la première fois. La version du pari de douzaine double utilise deux paris de douzaine et la moitié de la taille de la liste de la version du pari de douzaine simple.

Stratégie de la 1ère et 3ème colonne

Un pari de 2 jetons sur la 1ère colonne et un pari de 2 jetons sur la 3è colonne couvrent la majorité des numéros rouge de la table. Un pari de 2 jetons sur le noir apportera une assurance en cas de sortie d’un numéro noir. Ce système de pari couvre presque tous les numéros à l’exception de 4 numéros rouges dans la colonne du milieu et du zéro (et du double zéro dans la roulette américaine). Si le résultat est un numéro rouge dans la 1ère ou dans la 3è colonne, le joueur breaks even (est quitte). Si le résultat est rouge dans la colonne du milieu, le joueur perd 6 jetons. Si le résultat est noir dans la colonne du milieu, le joueur perd 2 jetons. Si le résultat est noir dans la 1ère et 3è colonnes, le joueur ne gagne que 4 jetons.

Stratégies mécaniques

Il existe certaines stratégies de roulette qui adoptent une technique plus mécanique pour battre le casino. La plus célèbre est l’attaque de la roue biaisée. Dans l’attaque de la roue biaisée, le joueur chronomètre la roue afin de déterminer les déviations statistiques indiquant certains défauts de la roue. Etant donné que la roue est fabriquée par un être humain, il est quasi impossible que la roue de la roulette soit parfaite. L’attaque de la roue biaisée recherche les roues imparfaites et exploite le fait que certaines roues sortiront des numéros plus souvent qu’1 fois sur 35, ce qui signifie qu’il est possible d’avoir un avantage sur le casino. Chronométrer la roue implique de noter les résultats des tours en grand nombre afin d’identifier toutes les opportunités.