Bref, il n’y a pas que le (s) heureux gagnant (s) qui se frottent les mains. Avant que les petites boules ne se mettent en rang, les deux tirages ont déjà fait deux bénéficiaires : la Française des Jeux (FDJ) et Bercy qui a encaissé cinq milliards d’euros en 2005, d’impôts et autres taxes, venant de la FDJ, du PMU et des casinos !

L’Euro Millions créé en 2004 et présent dans neuf pays, ce vendredi 13, atteint les 100 millions d’euros. Une fabuleuse manne qui peut attirer sur les jeux de tirage des amateurs occasionnels alléchés par ces vertigineux montants.

Cette attraction du vendredi 13, une réalité bien française où ce type de superstition fonctionne, ne date pas d’hier. Déjà en 1954, au temps de la bonne vieille Loterie nationale, « on parlait de tranche du vendredi 13 », rappelle Sophie Royer.

Surenchère

En 1991, quand se constitue le groupe Française des Jeux, l’entreprise choisit d’ailleurs le vendredi 13 septembre pour annoncer sa relance. Sans peur de la surenchère. « Nous baptisons d’ailleurs ces semaines-là, semaines de la chance », précise encore l’attachée de presse.

D’autres chiffres situent l’importance de ce phénomène de société dans l’hexagone, alors que certains peuples considèrent que le vendredi 13 est néfaste, comme dans les pays anglo-saxons. « 33 % des Français estiment qu’il porte chance (sur 68 % qui jouent). 27 % des personnes interrogées disent qu’elles vont jouer au loto ce jour-là. »

Dans les casinos, la différence serait moindre. « Même si on s’en sert un peu. On fait plaisir à nos clients en leur offrant un verre. Nous ne sommes pas à égalité avec nos concurrents des autres sortes de jeux. Il n’y a pas de cagnotte spéciale, mais nous enregistrons tout de même un plus dans notre fréquentation », assure Michel Roger, le directeur indépendant du casino de Saint-Valery-en-Caux.

A Forges-les-Eaux, où le casino est détenu par le groupe Partouche, on va profiter cette année de cette « date mythique » pour offrir un verre et présenter les vœux à la clientèle. « C’est un moment dont nous cherchons à tirer partie, en créant une petite animation. En général, nous avons plus de monde qu’un vendredi classique », confirme Cécile Desdouet, responsable de la communication.

Alors superstitieux, les Haut-Normands ? Une idée, consultez votre entourage et faites le test : qui va jouer ce vendredi ? Un numéro 13 ? Pour la dixième fois, la date anniversaire de sa fille ? Ou son année de naissance ?

(source : paris-normandie.fr/V. B.)

¥ Il n’y a que deux vendredi 13 en 2006 : prochain rendez-vous en octobre.