Affilié casino à vendre

Cela semble être une tendance de fond, de nombreux acteurs historiques de l’industrie sont en train de vendre leurs sites d’affiliés : quelles leçons en tirer ?

La légalisation du marché français sonne-t-elle la fin de l’affiliation de casino ?

On peut se légitimement se demander pourquoi revendre des sites webs qui rapportent chaque mois plusieurs milliers d’euros, largement de quoi survivre, et pourquoi pas de monter une équipe de développement pour prendre le relais si le webmaster en a assez de l’industrie et veut passer à autre chose. Je me demande personnellement s’il n’y aurait pas un mouvement de ventes à l’approche de la légalisation du marché en 2010 pour profiter de prix de ventes maximums et des budgets colossaux qui vont être injectés très prochainement dans le secteur : des experts estiment que le marché va générer des campagnes de publicité plus importantes que celles qui ont été créées pour la campagne du "118", l’annuaire téléphonique qui a été ouvert à la concurrence.

La légalisation des jeux d’argent en ligne ne concernerait que le poker, le backgammon et les paris sportifs. Trois domaines où je n’ai pas énormément de billes, entre mes sites de blackjack, de casino, de vidéo poker et de bonus gratuits.

La fin des dinosaures ?

Je pense que les gros affiliés français de l’industrie du casino proposent des sites webs, qui bien qu’extrêmement pratiques pour les afficionados des bonus et machines à sous, resteront à mon sens des sites web amateurs et sans réelle vision sur le long terme. Ils ont construit leur succès sur l’achat de mots clefs dans des annuaires, des échanges de liens à tout va, mais quasiment aucun contenu de qualité à l’exception d’une sélection de bannières quasi mensuelle et une newsletter. Pas grand chose à tirer de ces sites web, d’ailleurs google et Alexa ne s’y trompent pas et classent très mal ce type de site. Un exemple flagrant de dinosaure est monsieur-casino.com, une figure historique, un site monté par un étudiant à la fin des années 90 qui n’était qu’une sélection de quelques casinos en ligne. Il a été le premier et le seul tellement longtemps qu’il a longtemps apparu en premier sur la requête "casino en ligne" : la poule aux oeufs d’or. En 2006, ce site touchait rien qu’avec le casino en ligne où je travaillais 20 000 euros par mois, sachant qu’il possédait bien une dizaine de casinos sur sa page, vous pouvez faire le calcul vous même.

Hélàs pour lui, et peut-être tout simplement parce qu’il a ses raisons, (c’est le type d’affilié qui n’a plus besoin de travailler depuis longtemps), il a laissé passer le train du web 2.0, des forums, des commentaires, du design : ce site n’a aucun intérêt aujourd’hui, il existe des milliers de clones plus intéressants.

C’est le type de site qui se concentre exclusivement sur le SEO, l’échange de liens à tout vat et l’inscription dans les annuaires. L’industrie du web est volatile, et google encore plus, ces techniques qui fonctionnaient il y a encore quelques années sont désormais stériles. Il suffit à google d’analyser le bounce rate, un des moyens de se rendre compte de la qualité extrêmement limitée de ce genre de sites qui n’apportent pas grand chose à leurs visiteurs, en témoigne par exemple mes "amis" de Bet Office. Il n’apparait donc plus dans google pour le terme "casino" mais plus que pour des requêtes autour des bonus.

Quel potentiel pour ces sites ?

Ces sites d’affiliés que je qualifie de "dinosaures" sont indéniablement sur la pente descendante, mais bénéficient d’un âge avancé et de nombreux liens entrants, il serait intéressant de les relancer avec un nouveau design, de vrais textes, de créer une vraie communauté autour d’eux : beaucoup de travail en perspective, pour un rendement non-assuré, le marché de l’affiliation risquant de s’éteindre tout simplement le premier janvier 2010 si le gouvernement décide de "blacklister" les casinos en ligne de son projet de loi. Mais c’est un travail qui pourrait être entrepris si ces affiliés souhaitaient monter une vraie entreprise autour de l’affiliation. Ca n’existe quasiment pas dans le domaine du casino, ça existe davantage dans le domaine du poker qui a lui l’assurrance d’être légalisé en 2010.

L’industrie de l’affiliation des casinos en ligne ne va pas s’écrouler demain.

C’est un pari, mais je pense que les casinotiers n’accepteront pas de voir que le marché des jeux d’argent en ligne se concentre sur des sujets en dehors de leur spécialisation première, à savoir le casino, le blackjack, la roulette, les machines à sous. Nous avons à faire à une partie de poker menteur où le texte de loi final n’aura sûrement rien à voir avec le texte présenté récemment et amendé par la France. Je crois intimement que seuls les gros affiliés s’en sortiront, ceux qui auront une vraie crédibilité, un site avec une communauté, une vraie valeur ajoutée. Et cela, il faut le travailler dès maintenant.