une génération de vidéomaniaques ?

Nous sommes une génération de vidéomaniaques. A croire que nous ne pouvons plus rien faire d’autre. Nous n’en sommes pas encore à la phase terminale mais nous nous en approchons. Combien de films, d’images, d’histoires engloutissons nous par semaine ? Par mois ? Par an ? Impossible à dire. Je ne critique en aucun cas le fait de regarder certains films qui sont véritablement des œuvres d’art et de culture. Mais, avouons-le, nous ne regardons pas que cela. Quand je dis « nous », "internautes", j’ose espérer que nous n’en sommes pas vraiment et que nous appartenons à une espèce relativement privilégiée, qui justement, n’a pas la seule télévision comme moyen d’accès à la « culture ». Une espèce qui sait encore lire, qui sait écouter des émissions intelligentes, avoir des projets, des idées, des coups de cœur qui la font bouger. Qui la font vivre. En fait, ce que je critique dans cette avalanche de films et d’histoires, c’est le fait d’anesthésier lentement nos consciences. De nous faire perdre de vue la réalité sans même que l’on s’en rende compte. (si je devais absolument argumenter par un exemple bateau : la montée du sentiment d’insécurité du fait d’émissions médiatiques pré-électorales) Bientôt toutes nos voitures posséderont une télé avec le lecteur DVD qui va avec. La voiture était pourtant devenue le nouveau lieu des confidences, des véritables discussions, des moments importants. Après avoir dévoré l’espace du foyer, de la cuisine..., la vidéo s’installe dans la voiture. A-t-on si peu de choses à se dire ? Pour avoir à regarder la télé pendant un voyage... Devient-on si stupide pour vouloir s’enfermer dans un monde d’histoires, au lieu de vivre quelque chose avec celui qui est assis à côté de nous ? Moi je rêve de promenades longues et tranquilles. De celles où l’on se confie, de celles où l’on apprend à aimer. A s’aimer. A vivre. A prendre le temps. Où l’on se cherche. Où l’on se laisse aider pour trouver ce qui nous fera être. Un peu comme un pèlerinage. Vers les autres. Vers nous même. Mais surtout vers la Vie, la vraie.

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Archives remise vidéo
  • > une génération de vidéomaniaques ? 19 mars 2003 18:23, par lili

    L’image est une fuite. La vidéo n’est qu’un moyen d’échapper à la réalité,à nos vie. La télé n’est qu’un moyen d’échapper à notre médiocrité à notre routine. L’image pour vivre par procuration, l’image pour réver ou pour fuire. Fuire notre vie, fuire nos pensées comme pour s’abrutir parce que tout est trop lourd tout est trop difficile.
    Si nous regardons des émissions débiles c’est peut être aussi pour nous rassurer, nous dire qu’on est pas si débiles que ça et qu’on ne va pas si mal que ça en fin de compte.
    Comme tout semble trop lourd on se cache, on évite de communiquer ça fait tellement peur de rencontrer des gens, ça fait tellement peur d’assumer qui on est ça fait tellement peur de parler et ça fait tellement mal d’être déçu. Se réfugier dérriere un écran comme pour éviter d’avoir mal, une dose d’émotion pour éviter de vivre.

  • > une génération de vidéomaniaques ? 4 mai 2003 06:33, par koba

    Un outil peut aussi bien être bénéfique que néfaste : la vidéo peut permettre d’élargir l’horizon de gens qui n’auraient pas accès autrement à des informations véhiculées par la vidéo, tout comme elle peut les enfermer dans un système de pensées préconçu et formaté par des idéologies.
    Ce n’est pas une raison pour taper sur la vidéo. Mieux vaut critiquer les gens qui manipulent via la video, ainsi que ceux qui se laissent faire.

    Après tout, une pelle peut te servir à cultiver ton jardin comme elle peut te servir à égorger ton voisin. Faut-il pour autant enfermer les fabricants de pelles ? ;-)

    Un vidéo maniaque.
    Qui lit des livres aussi.

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